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ACH e.V. - ASSOCIATION DES CAMEROUNAIS DE HAMBOURG

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Poesie de la parole

 
 
La parole est dans la nature, dans les êtres vivants
Elle se ballade comme une onde transportée par le vent.
Elle est sous la plante de nos pieds, sous nos chaussures
Dans les moteurs vrombissants des vieilles voitures.
 
Elle est dans nos murs, derrière les portes fermées
Saisie en otage par quelques esprits irrités.
Elle est dans la nature des arbres qui nous regardent souriant
Des oiseaux qui nous survolent en chantant.
 
La voilà prise de panique sous la lueur ardente des rochers
Voulant dissiper sa sève, prête à exploser.
Elle le fait aussi enfin sans aucune pitié
Rasant le petit village des montagnes avec cruauté.
 
Parfois elle est boiteuse et nous traverse méconnaissable
Ayant perdu dans les querelles son côté raisonnable.
Parfois elle est agile et emprunte des petits raccourcis
Mettant en branle même les grands esprits.
 
Elle est parfois arrogante et se croit maîtresse du monde
Sémant pourtant ici et là ses graines infécondes.
La voilà nous traversant à vitesse de croisière
Plus rapide que le vent, le son et la lumière
 
Parfois elle se recroqueville dans son petit coin
En quête d’harmonie et des petits soins.
La voilà surprise adoptant une attitude spirituelle
Communiquant avec nous de facon virtuelle
 
Pourquoi notre chien nous regarde t-il ahuri
Se moquant ainsi de son maître et sa fourberie ?
« Ne m’ecrase pas par tes pieds maladroits
Dit la fourmi .L’univers n’est pas seulement à toi »
 
Parfois la parole se perd dans ses propres contradictions
On la voit se debattre essoufflée hors de la raison.
Elle s’ensort rugueuse laissant partout des traces
Son visage est bossélé et plein de casses
 
La parole est mieux qu’un mot de six lettres
Que véhiculent de temps à autre les mauvais êtres.
Elle est dans les plantes, dans les eaux qui coulent
Comme chez les moineaux, les chiens et les poules.
 
Simon Mougnimben (Ben Simon)
 
 

 

Tornade déchaînée

 

La tornade a frappé hier notre ville,

Laissant derrière elle l’agonie et l’effroi.

Certaines gens sans abri ont trouvé asyl

    Dans des camps provisoirs à certains endroits.

 

Elle est entrée chez nous par la petite porte

Sans avoir annoncer poliment l’arrivée.

Avec quelques éclairs renforcant son escorte,

Elle laissera derrière elle des âmes brisées.

                        Des maisons sans chapeau au niveau du port

Maudissaient la visite du vent de la mort.

A Harburg et ses environs c’est une nuit noire,

Que connaîtront les habitants à huit heures du soir

 

Ce tourbillon a coûté à deux hommes la vie

Après avoir été,dans la nuit surpris,

Alors qu’ils vaquaient à leurs occupations,

Au-dessus des airs en pleine construction.

 

Des passagers coincés dans quelques trains

Attendront des heures pour être délivrés.

Ils maudiront sans trève ce vent pélerin

Après un dur labeur et un soir agité.

 

Le monde animal comme celui des plantes

A subi malgré lui sa colère virulente.

On voit quelques arbres gisant sur le sol,

Qui ressemblaient hier aux jolis parasols.

 

Une jeune étudiante sera aux anges

Pour avoir fait de l’orage, la première photo.

De la fénètre au balcon voilà qu’elle se range

Et observe inquiète « Monsieur Tornado ».

 

C’est Klaus plus loin qui pleurt son bateau

A cent mètres propulsé et détruit avec rage.

Après Harburg, se sont d’autres villages

Qui vont parachever ce « joli » tableau.

 

Les traces resteront encore quelques temps,

Un peu plus, dans les familles éprouvées.

On se souviendra toujours de la furie du vent,

Qui mit des milliers d’hommes dans l’obscurité.

 

Ben Simon

Ce Soir dans la Ville

 
Il a plu ce soir dans la ville
Il a plu sur les hommes serviles.
Les torrents se sont évanouis
Avant même que ne tombe la nuit.
Pas un seul ne traine sur le sol
Quand la boue encore partout colle.
Des marres aussi chancellent en vain
Mais bientôt, elles s’évanouiront.
Devant les hommes et tous les monts
Qui ont vu couler le liquide divin.
Ils l’ont vu cette fois comme toujours
Bien couler, comme eux aussi couleront.
Ils le verront encore tous les jours
Avant les ténèbres où ils perdront.
Mais l’eau affranchie défie la pésanteur.
Par un heureux mystère revient au port
Quand tout’ âme vers les profondeurs
Dans la nuit pour toujours s’endort.
Haut vers les cieux l’eau s’envole.
Quand l’âme dans la nuit s’affole
Ne ressentant plus les frissons
Qui la parcouraient telle des ondes.
Maintenant tout devient immonde
Sous ce toit où crève la passion.
L’âme devient des vers la fortune
Quand la terre pesante l’importune.
Bientôt ils s’en chargeront
En gouverneurs des lieux profonds.
Elle n’aura ni défense, ni zèle,
De dire aux vers « j’ai mes raisons. »
Comme autrefois à la maison,
Un « non » obstiné venait d’elle.
 
Ben Simon
 

MUSE ROMANTIQUE

 
 

Chaque fois que je te lis, mon coeur frisonne de joie

Secoué par les vagues imaginaires de l'écho de ta voix

Je songe aux instants les plus merveilleux

Passés en transe ici et là à deux.

 

Si j'avais les ailes de l'albatros géant,

ou le souffle inépuisable du pigeon voyageur

Je m'envolerais chaque jour au soleil couchant,

Et rejoindrais toutes les nuits la rose de mon coeur.

 

Si j'étais comme la nuit qui tombe tous les jours,

Je tomberais une fois, près de toi pour toujours.

Je ne laisserais plus jamais le jour me remplacer

et passerais des nuits ivres à te regarder.

 

Si j'étais un cheval, je galoperais vers toi

Je vaincrais le désert à vitesse de croisière

Je bâtirais sur la mer complice ma petite voie

Pour rattraper enfin ma petite lumière.

 

Si j'étais l'étoile polaire, la maîtresse des étoiles

Je quitterais le ciel pour habiter ta chambre

Je te décorerais d'un nouvel voile

et de la famille étoilée, je ferais de toi un membre.

 

Si j'étais une mangue mûre aux esprits maléfiques

J'attendrais la nuit pour tomber sur ton toit.

Je te bercerais avec ce signal magique

Te chantant des sérénades à basse voix.

 

Si j'étais une larme qui sort de ton oeil

Ta bouche sensuelle serait mon point d'accueil

J'effleurerais tes lèvres la vie durant

Les arrosant des plaisirs les plus charmants.

 

Si j'étais un poils le plus ordinaire

Je pousserais sur les parties sécrètes de ton corps.

J'enverrais les autres aux lieux les plus vulgaires

Se balader ailleurs maudissant le sort.

 

Mais je ne suis rien de tout ceci,

Je suis la muse malade assommée par la vie,

Une muse aux poches pleines des rêves assombris.

Mais une muse espérante croyant à sa survie.

 
 

Ben Simon

A CHACUN SON TOUR

 
La marée électorale a pris le large,
Plaçant vers l’aval les nouveaux « lauréats ».
Certains d'entre nous ont perdu le visage.
A la vue de ce bateau voltigeant et béat.
 
D’autres ont tenté avec leurs bécanes
De rattraper la marée en avance sur eux.
Mais en plein chemin ils sont tombés en panne
Et ont vu la marée s’éloigner à leurs yeux.
 
Même les sprinters des derniers cents mètres
Ont vu s’échoir leur accélération.
J’espère qu’ils pourront bientôt se remettre
En apprenant aussi la natation.
 
Ce n’est pas aisé de nager en haute mer
Même si on est le meilleur marabout
Nos ailes peuvent être gelées par l’hiver
Et nous voilà coincés partout.
 
Les croassements de la gazette daubeuse
Accentuent dans ce marasme notre peine.
On veut qu’elle revienne, la marée voyageuse
Afin que revive la dernière scène.
 
On cherche le « Pourquoi » et les « Causes »
De la débâcle traîneuse de lazzis
Qui ébranlent parfois l’âme et la vie
A cause de leur univers morose.
 
Ne sombrons pas dans un marécage
Plein de haine et de mépris divers.
Nous venons tous d'un même village
Même si nous pensons parfois en l'envers.
 
Tout ça c’est du passé « lato sensu »
La marée va, mais revient toujours.
Dans un an l’Aval peut-être déchu
Cèdera à l’Amont bientôt son tour.
 
Les disputes et les mots orduriers
doivent céder le pas à la communauté.
Veillons à ce que le "nouveau quartier"
soit un lieu de rencontre plus ou moins aisé.
 
Ben Simon
 

Méfiez-vous des faux amis

 
 
Certains êtres sinistres se passent pour vos
amis,
Pourtant leur coeur est noir et plein de mépris.
Ils vous montrent leurs dents fourchues et
limpides
S'efforçant de couvrir leur traîtrise avide
Ils n'hésitent pas de vous tisser des ombres
En vous attendant à tous les virages sombres.
 
S'ils peuvent vous jeter du sable dans les yeux
Ou prier que s'abatte sur vous la colère des
cieux,
Ils le feront sans hésiter à la première occasion
Croyant nuire ainsi certaines de vos actions.
 
Les jours suivants les voilà avec vous dans un
café
Couvrant le ridicule par des embrassades
joviales.
Au fond de leur coeur ils rêvent d'une armée
Qui vous détruirait de façon cruciale.
 
Ils croient se cacher, pourtant vous avez compris
Qu'avec eux il faut faire seulement à demi.
Vous ouvrez votre coeur seulement avec réserve
Filtrant la sortie des vos sensations avec verve.
 
Sinon le jour suivant vous êtes au marché central
En caractères gras au nouveau boulevard.
Vous propos sont torturés aux prochaines chorales
Car, vous discréditer est le but visé par
"l'art".
 
Certains croient souvent à ces langues fourchues
Qui créent des ponts fébriles menaçant l'harmonie
Ils veulent faire parler d'eux dans les revues
Voulant semer la zizanie chez les vrais amis.
 
Les coups bas sont l'arme des petits esprits
Coincés dans leurs petits égoïsmes intérieurs.
On les regarde faire et à moitié on sourit
Sans dévoiler qu'on sait ce qu'ils ont au coeur.
 
On les place pour toujours au fond de nos
tiroirs
Leur fermant la porte à nos vrais territoires.
Ils perdent pour toujours l'estime qu'on a pour
eux
Les voilà désormais puants comme des gueux.
 
Chacun sait au fond de lui qui est son ami
Ce n'est pas toujours celui qui nous rôde autour.
Ce n'est pas celui qui vous fait toujours la
courre
Vous faisant croire que de vous il est épris.
 
Ce n'est pas non plus cet égoïste acharné
Qui essaye tous les jours de vous enfoncer.
Il n'est pas conscient que vous le savez
Pourtant vous vous moquez de lui à perpétuité.
 
Méfiez-vous des faux amis
Car chacun les a en quantité.
Laissons les parfois amuser notre vie
Sans jamais tacher de trop nous irriter.
 
Ben Simon
 

NUIT DES FORUMISTES

 
Les forumistes ont vu arriver à l’horizon
Une nuit majestueuse et tranquille
Celle-ci a pris place près d’eux avec raison
Pour discuter aussi des problèmes de la ville
 
Les voilà à 19:30 heures devant la porte
La nuit peu après, devant les fenêtres.
Ca sonne toujours, ce ne sera pas une nuit morte
Mais une voulant en ordre tout remettre.
 
Ils verront au crépuscule la nuit naître
La nuit les secourir, s’épuiser, s’endormir.
Une nuit grande de quelques lettres
Pourtant pleine d’harmonie et de sourire.
 
La lumière électrique veut chasser la nuit,
Celle-ci s’accroupit et se cache sous la table
Elle y reste quelques temps sans bruit
Sachant qu’ici elle est intouchable.
 
Chacun a pris place de son côté
La nuit dans les recoins, les forumistes à table.
En harmonie, pour mieux discuter
Du devenir d’un forum respectable.
 
Tantôt ce sont les règles déontologiques,
Plus loin, rendre le forum attrayant.
Y a-il sans modération moins de logique ?
Que la liberté d’expression aille de l’avant.
 
De temps à autre quelques jeux communs
Autour d’une bière ou d’un verre de vin
Ont embelli cette nuit des couleurs vives
Faisant d’elle une nuit décisive.
 
« Certains dorment, d'autre se mélangent
Des corps se cherchent, se dispersent...
Il est si dense et coloré
On a beau rire ou beau pleurer... »
 
Les « génies » du forum y étaient présents
Comme vous l’avez bien constaté.
Il suffit de lire un Ndaago alléchant.
Pour se reprocher de n’y avoir été.
 
A 6:30 heures, les forumistes quittent la nuit
Pendant que celle-ci dort dans son coin
Ayant passé une dizaine d’heures pleines de vie
Dans l’analyse des maux point par point.
 
Nuit conseillère nous te disons merci
Pour l’assistance pleine de bonne foi.
Nous nous réjouissons de cet esprit
Qui a germé au-dessous de ton toit.
 
 
Ben Simon